Réserve de Nosimborona

Publié le par Association Caouanne

Nosimborona est une île protégée par un arrêté communal de 2008 qui interdit « de s’installer ou d’implanter un gîte ou habitation ». Cette île est la seule de l’archipel Barren où des oiseaux protégés viennent nicher comme Ardea humboti (espèce endémique) et Sterna Dougallii. C’est également, avec Nosy Abohazo, le plus important site de ponte des tortues marines. Toutefois, cette île est investit par plus d’une centaine de pêcheurs depuis le mois de septembre. Plusieurs activités illégales y sont exercées : pêche des holothuries avec bouteilles, collecte des œufs des oiseaux, braconnage des oiseaux, pêche spécifique des tortues marines avec filet… De plus l’établissement de campement sur cette île a chassé les oiseaux qui se sont réfugiés dans les îles voisines mais n’ont pas réussi à pondre.

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Campement de pêcheurs sur l’île de Nosimborona (photo A. CAOUANNE)

L’association CAOUANNE est intervenue auprès de la Délégation Régionale du Ministère de l’Environnement, de l’Eau et des Forêts (DREEF) afin de faire respecter cet arrêté. Pour intervenir, le DREF a exigé une copie de cet arrêté. Cet arrêté ne se trouvant plus dans les archives de la mairie, un nouvel arrêté a du être mis en place. Ainsi, le 06 décembre 2011 un « nouvel » arrêté de protection de Nosimborona a été mis en place (cf. annexe 2 ).

Cette intervention ne pouvait voir le jour à condition qu’au moins : un responsable de la Région Melaky, un responsable du District de Maintirano, un responsable du DREEF, deux membres des forces de l’ordre et la responsable de l’association Caouanne soient présents.

Ce n’est que le 03 février 2012 que cette équipe a pu se rendre sur Nosimborona. Une trentaine d’habitation y ont été découvertes ainsi que des restes de tortues marines. Une semaine de délais a été accordée aux pêcheurs pour quitter les lieux, au-delà les habitations seront brulées. Cette mission a été l’occasion de procéder à la première arrestation de personne pratiquant la pêche spécifique des tortues marines. Deux individus venant de tuer une tortue imbriquée et cachant une tortue verte encore vivante ont été arrêtés par les membres de la police et condamnés à 600 000 A (214€) d’amende.  Cette condamnation est la première, nous espérons qu’elle servira d’exemple et que le taux de braconnage diminuera significativement.

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 Triste découverte : restes de tortues imbriquée, quatre marmites pleines de viandes de tortue et une tortue verte encore vivante mais très affaiblie (photo A.CAOUANNE).

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