Résumé au 20/09/2010

Publié le par Association Caouanne

 

Le projet a débuté au mois d’avril 2010. Le premier mois a été consacré à l’élaboration et à la validation des protocoles de recherche avec les différents partenaires, le mois de mai à l’installation d’une base sur Maintirano et à l’acquisition du matériel de recherche. Les recherches ont commencé au mois de juin.

La situation a changé à Maintirano depuis notre dernière mission en 2009. La vente illégale de viandes de tortues, qui avait cessée grâce au projet de Géraud Leroux, a repris. Les relations avec les pêcheurs se sont dégradées et l’équipe de recherche n’est plus toujours la bienvenue dans les îles. En effet, notre présence empêche le braconnage des tortues. Lors de la mise en place des protocoles, nous avions décidé de prospecter l’île de Nosy Mavony. Cette île, protégée par un arrêté communal, est interdite aux pêcheurs. Ils y étaient pourtant nombreux au mois de mai. Le Maire de Maintirano, l’équipe de Géraud Leroux et le Chef de la région Melaky se sont rendus dans cette ilot fin mai afin de faire respecter cet arrêté. Une autorisation de recherche nous avait été accordée par le Maire de la commune, toutefois afin de ne pas activer l’animosité des pêcheurs et suivant l’expérience de Mr Leroux nous avons décidé de ne pas prospecter cette île.

Grâce au Muséum d’Histoire Naturelle de Genève et notamment à Géraud Leroux, les recherches ont pu débuter début juin. En effet, celui-ci a mis à notre disposition la pirogue à moteur utilisée dans le cadre du projet « Diagnostic Environnemental et Social autour des tortues marines dans l’Ouest de l’Océan Indien » une partie de son matériel, ainsi que son équipe.

Depuis le mois de juin six sessions de capture ont été réalisés. 97 tortues ont été capturées dont 5 malades. A cause de forts vents nous n’avons pas pu réaliser les trois sorties mensuelles prévues.

Le marquage et les mesures effectués sur les tortues attirent les pêcheurs résidant sur les îlots. C’est ainsi l’occasion pour nous de leur expliquer nos travaux et les menaces qui pèsent sur la ressource halieutique.

Parallèlement au protocole de recherche présenté ci-dessus, nous essayons également d’estimer le nombre de tortues braconnées dans les îlots où nous travaillons. Les têtes des tortues, non consommées, sont jetées sur le sable. A chaque session de capture, nous ramassons et comptabilisons toutes les têtes présentes sur le rivage. Le résultat obtenu est une sous estimation de la réalité car selon les marées certains crânes sont emportés par la mer. Soixante cinq crânes ont été trouvés jusqu’à ce jour.

 

Aujourd’hui notre préoccupation principale va vers l’instabilité politique qui entraine de nombreuses dérives. L’exploitation illégale et à outrance des ressources terrestre et marine de la région Melaky met gravement en danger des écosystèmes préservés jusqu’ici. Ces exploitations se sont multipliées à cause de l’ouverture d’une route en 2009 qui relie la capitale à cette région enclavée.

 

Publié dans Nouvelles

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